Elle a été créée par maître Wang Li Kun, à Shanghai.

La « forme du serpent » se caractérise par :
- son rythme, relativement rapide, mais elle peut être réalisée plus lentement, dans un travail plus méditatif
- une posture très basse (cuisses à l’horizontale), qui favorise l’enracinement. Même si la forme peut être travaillée plus haute pour la santé ou plus basse pour l’enracinement et la recherche d’un travail plus martial. Ainsi, chacun l’adapte à ce qu’il recherche.
- les ondulations. On reconnait cette forme de loin aux ondulations qui semblent soulever le corps et sollicitent une très grande mobilité des articulations, mobilité travaillée lors d’échauffements spécifiques.

Elle est composée de 60 postures, dont les noms poétiques dissimulent la signification martiale : « le rhinocéros regarde la lune », « le serpent blanc sort de son nid », « le serpent sépare les herbes », etc...

Elle a été conçue pour être réalisée en 2 minutes. « Même au bureau », nous dit Maître Wang, « on peut la pratiquer, et se sentir bien ».

L’efficacité de chaque posture peut être expérimentée dans « la poussée des mains ». Selon maître Wang, les aller et retour entre la forme et le tui shou sont indispensables pour progresser.